Apollo 12 et Apollo 13 en formation vers la Lune

Le 22 septembre 1969, l’agence de presse, Associated Press rapporte les propos du Colonel Edwin E. Aldrin (1896-1974), 73 ans, qui déplore que la NASA ait rejeté sa proposition de retarder le vol d’Apollo 12 afin de faire voler cette mission en même temps qu’Apollo 13. Le but étant de permettre aux astronautes de se porter assistance en cas de problème. « Il est temps que nous prenions des mesures concrètes pour la sécurité de nos astronautes » affirma t-il. Une telle redondance permettrait une fiabilité maximale. L’un des vaisseaux spatiaux aurait pu ne compter que deux astronautes. Edwin E. Aldrin est le père de l’astronaute Edwin E. Aldrin Jr et consultant pour la sécurité auprès de la NASA. Le directeur de la sécurité des vols spatiaux, Jerome F. Lederer (1902-2004) a qualifié cette proposition d’irréalisable, le contrôle de mission devrait gérer deux vaisseaux spatiaux, puis trois, en orbite lunaire, et d’extrêmement dispendieuse. Il ajoute : « Il ne fait aucun doute qu’il faille prévoir des mesures de sauvetage sur la surface de la Lune ou en orbite, mais c’est inutile pour Apollo ». (Sous entendu, tout a été prévu.)

Dès le départ, George Mueller (1918-2015), le directeur des vols spatiaux habités, avait dit non !

Qu’en aurait-il été, si les astronautes d’ Apollo 13 (mission qui s’est déroulée du 11 au 17 avril 1970) n’avaient pas pu être sauvés ?

Edwin E. Aldrin Jr et Edwin E. Aldrin Sr (1953)

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