Apollo 12, un atterrissage de précision

La précision de l’atterrisage sur la lune du module lunaire d’Apollo XII, Intrepid, a été décrit par le journaliste écrivain Henry S. F. Cooper, Jr. (1933-2016), dans le cadre d’un article publié dans le magazine The New Yorker. Après la mission, Cooper avait discuté avec le contrôleur du groupe « Dynamique de vol », David Reed (Flight Dynamics Officer – FIDO), responsable de la trajectoire du LM pendant la phase d’atterrissage. Reed et les autres ingénieurs de vol ont été tellement précis dans leurs calculs que le pilote Charles Conrad a dû modifier le point d’atterrissage à la dernière minute. David Reed précise : « Il allait se poser sur le Surveyor en continuant ainsi, en suivant la trajectoire préétablie, c’est ainsi que plus tard, lorsque les données du LM furent transférées vers un ordinateur du Centre de Contrôle de Houston, nous avons découvert que si Conrad avait continué ainsi, il serait entré en collision avec la sonde. »

Un cadeau pour John Aaron

Le EECOM (Electrical, Environmental and Consumables Manager) de légende, John Aaron, a reçu un jour un cadeau de l’un de ses fans qui lui a envoyé sa plaque d’immatriculation expirée, qu’il avait fait personnaliser…  Ainsi pendant des années cette personne avait eu sur sa plaque une inscription pour le moins familière… SCE to Aux.

 

Américains et soviétiques s’échangent des échantillons de roches lunaires

En janvier 1971, Moscou, après des pourparlers avec l’académie des sciences de l’Union Soviétique, accepte d’échanger 3 grammes d’échantillons lunaires ramenés sur Terre par Luna 16 (sur 101 g) contre 3 grammes d’échantillons d’Apollo 11 (sur 22 kg) et 3 grammes d’Apollo 12 (sur 34 kg).  De très petites quantités, mais qui s’avèrent toutefois suffisantes pour effectuer des études scientifiques comparatives.

Le rêve récurrent de Charles Conrad

Charles « Pete » Conrad, le commandant de la mission Apollo XII, avoue avoir rêvé, à de nombreuses reprises, à l’un des objectifs de sa mission, atterrir le plus près possible de la sonde Surveyor.  Sa femme, Jane, est un peu plus diserte : « C’en est arrivé à un tel point que s’il rêve d’avoir raté Surveyor, il se réveille avec des sueurs froides, comme s’il avait fait un cauchemar. »

 Le 19 novembre 1969, Pete Conrad fera atterrir le module lunaire Intrepid à environ 200 mètres de la sonde Surveyor 3 arrivée sur la Lune le 20 avril 1967. Une trajectoire tellement précise, qu’au dernier moment Conrad a dû la modifier car il arrivait  droit sur la sonde et l’aurait percutée !

La bannière de Princeton sur la Lune

Lorsqu’à l’automne 1965 Pete Conrad se rend aux dîner des anciens de Princeton, il ne manque pas de faire don à son Alma Mater de la bannière qu’il avait emmenée dans l’espace lors de son vol Gemini V, qui s’est déroulé du 21 au 29 août, en contrepartie, le Président de l’Université lui remettra en guise de gag, un petit fanion en lui demandant de le planter sur la surface de la Lune…

Conrad Princeton gag Gemini 5

Quatre ans plus tard Pete Conrad marchera effectivement sur la Lune lors de la mission Apollo XII, du 14 au 24 novembre 1969… L’Histoire ne précise pas si le troisième Homme sur la Lune,  a effectivement planté ce petit fanion sur le sol lunaire, toujours est-il qu’il a emmené avec lui sur la surface une bannière de son Université, qui reste à ce jour l’un de ses biens les plus précieux !  Charles « Pete » Conrad le seul « alumni » de l’Université de Princeton à avoir marché sur le Lune !

Bannière Princeton sur la Lune