“Home Sweet Home”

Dans le cadre de la mission Gemini VII qui s’est déroulée du 4 au 18 décembre 1965, les astronautes Frank Borman et James Lovell sont restés deux semaines dans l’espace, confinés dans le siège de leur capsule, dont le volume habitable est de… 2,55 m3.
Si les astronautes des missions Apollo pourront se déplacer dans leur vaisseau spatial (les volumes habitables du CM et du LM sont respectivement de 6,17 m3 et 6,65 m3), ceux de Gemini ne pouvaient pas se lever, ni même détendre complètement leurs jambes…
Compte tenu de l’exigüité de la capsule ils seront autorisés à enlever leur combinaison spatiale et passeront le plus clair de la mission en caleçon long. Les innombrables électrodes et autres capteurs physiologiques posés sur les deux hommes rendront cette mission encore plus inconfortable (il s’agissait pour les médecins d’étudier les effets d’un séjour prolongé dans l’espace, correspondant à la durée d’une mission lunaire). On imagine aisément ce que Borman et Lovell ont endurés et combien le temps a dû leur paraître long…
Pour bien enfoncer le clou, le facétieux  Michael Collins qui faisait partie de l’équipage de réserve, leur fit une petite surprise.  Il fit confectionner un petit canevas sur lequel il avait fait broder : “Home Sweet Home” (que l’on peut traduire par : foyer, doux foyer) qu’il déposa sur le siège du pilote James Lovell le jour du décollage.

Vous voulez du feu ?

L’équipage de réserve (back-up crew) de la mission Gemini VII, Edward White et Michael Collins, a créé un badge humoristique en réponse à celui de Frank Borman et James Lovell.

A noter : les noms des astronautes ne figurent pas sur le badge original. ils ont été ajoutés par la suite pour les collectionneurs.

Vous voulez du feu ? Frank ? Jim ?

Quelques neuf années plus tard, en 1974, Michael Collins publiera son livre “Carrying the Fire : An Astronaut’s Journeys”. Si l’on considère que c’est lui qui tient le briquet…

Où est le plan de vol ?

Lorsque Franck Borman et James Lovell arrivent sur orbite, lors de la mission Gemini 7 qui doit durer deux semaines, Lovell demande : « Franck, tu peux me passer le plan de vol ? »
Borman regarde à l’endroit où il devait se trouver et répond : « Il n’y a pas de plan de vol ! »
Lovell éclate d’un rire nerveux et dit : « Tu plaisantes, 14 jours ici et pas de plan de vol ! »
Un peu fébrile, Borman finit par trouver le précieux document rangé avec d’autres dossiers. Une petite blague du « back-up  crew », Collins et White ?

 

Rendez-vous dans l’espace

Alors que l’équipage de Gemini VII (Frank Borman – Jim Lovell) doit passer « deux semaines dans le siège avant d’une Volkswagen », selon les propres termes de Frank Borman, afin de démontrer entre autre que l’Homme peut rester dans l’espace l’équivalent de la durée d’une mission lunaire, ils sont rejoints au 11ème jour par Gemini VI A (Wally Schirra – Tom Stafford) pour effectuer le premier rendez-vous de deux vaisseaux pilotés.
Peu après le contact visuel Schirra lance : « Il y a pas mal de circulation ici » ce à quoi Borman répond : « Appelle un agent ! »
Lovell demande ensuite: « Avez-vous une bonne visibilité ? »
Schirra : « Pas terrible en fait, je vous vois à travers la vitre du hublot ! »

Le facétieux Schirra tendra également devant sont hublot une pancarte écrite à la main qui disait « BEAT ARMY » [A bas l’armée (de Terre)] à l’intention de Borman.  (Borman était diplômé de West Point, Schirra de l’Académie Navale. Une référence au match annuel de football américain entre l’équipe d’Annapolis et de West Point.)