Peter Ritchie Calder, l’humanisme environnemental et la conquête spatiale.

En 1970, Lord Ritchie-Calder (1906-1982) écrivait dans le magazine Foreign Affairs :

« Les civilisations passées sont enterrées dans les cimetières de leurs propres erreurs, alors que chacune d’entre elles est morte en raison de sa cupidité, de sa négligence, une autre a pris sa place. C’est parce que ce genre de civilisations était confiné dans une localité, une région. Aujourd’hui, la nôtre, est une civilisation globale, elle n’est pas délimitée par le Tigre et l’Euphrate, ni même par l’Hellespont et l’Indus ; c’est le monde entier. Sa planète s’est réduite à un tel point qu’un satellite fabriqué par l’Homme peut en faire le tour 16 fois par jour, parcourant les clôtures gravitationnelles du domaine familial de l’Homme. C’est une communauté tellement interdépendante que nos erreurs ont des conséquences à l’échelle mondiale… L’Homme moderne peut être encore plus prétentieux que les Anciens, qui dans l’arrogance de leurs réalisations matérielles ont construit des pyramides en guise de pierres tombales pour leurs civilisations. Nous pouvons envoyer nos pyramides dans l’espace, afin qu’elles orbitent pour l’éternité, autour d’une planète ayant péri, à cause de notre criminelle négligence. »