Pas d’alcool dans l’avion de la NASA ?

A ses débuts, la NASA utilisait un avion de ligne Convair CV-240, (comme celui utilisé par John F. Kennedy pour sa campagne présidentielle) pour emmener rapidement ses collaborateurs aux réunions chez les contractants ou dans les différents centre spatiaux. A bord de l’avion il y avait un steward, et un bar contenant notamment des bouteilles d’alcool. La première fois que James Webb, l’administrateur de la NASA, prend cet avion, le steward lui propose un verre. Dès son retour au siège de la NASA à Washington, Webb appelle Robert Seamans : « Venez me voir dans mon bureau, nous avons un problème à régler ». Lorsque Seamans arrive dans son bureau, il lui dit de but en blanc : « Il faut supprimer l’alcool sur notre avion.

– Etes-vous contre le fait de boire un verre ?

– Non, mais nous pouvons nous attirer de gros problèmes si le Congrès apprend que nous servons de l’alcool dans cet avion. Comment est-il financé ?

– Vous n’avez pas payé votre consommation ?

– Il n’était pas question que je prenne un verre dans l’avion, d’où provient l’argent ?

– C’est un fond de roulement.

– D’accord, mais d’où provient la mise de départ ?

– Je n’en sais rien, je vous dirais ça demain ! »

Le lendemain Seamans  ayant mené sa petite enquête donne l’explication  à Webb : « Ce service a été mis sur pied grâce au fond de caisse de la cafétéria de Langley, qui est subventionnée par l’état, mais les gens payent pour leurs consommations. »

– Il faut supprimer l’alcool de cet avion.

– Beaucoup de gens vont être mécontents !

– Ils seront encore plus contrariés si le Congrès nous tombe dessus pour un truc aussi ridicule que ça. »

Lors de leur entrevue suivante, Seamans soumet une proposition  à  James Webb : « J’ai une idée, que penseriez-vous si nous mettions tous les deux une centaine de dollars pour approvisionner le bar de l’avion, il suffirait  alors de s’assurer que les consommations soient facturée au juste tarif pour que cette mise de fond se renouvelle perpétuellement. »

« D’accord, je m’en occupe ! »

Ainsi fut fait.