Eugene Kranz, les ingrédients pour faire un bon contrôleur de vol

Le directeur de vol Apollo Eugene Kranz, incarne les qualités spéciales que tout contrôleur de vol doit posséder, à savoir  : jeunesse, vivacité d’esprit, une confiance en soi à toute épreuve, des nerfs d’acier, une mémoire sans faille.

Voici comment il décrit lui-même l’archétype du contrôleur de vol : « Idéalement, un contrôleur de vol doit avoir un soupçon de pilote de chasse en lui, beaucoup du pilote d’essai et beaucoup du contrôleur aérien de l’aéroport O’Hare*, le tout, enrobé de glace. »

* L’aéroport international de Chicago O’Hare, est l’un des aéroports les plus perturbés dans son trafic au monde, que ce soit en raison de la densité des rotations, ou des conditions climatiques difficiles qui règnent sur la région, jusqu’en 1998, il s’agissait de l’aéroport le plus fréquenté du monde.

Apollo 12 et Apollo 13 en formation vers la Lune

Le 22 septembre 1969, l’agence de presse Associated Press, rapporte les propos du Colonel Edwin E. Aldrin (1896-1974), 73 ans, qui déplore que la NASA ait rejeté sa proposition de retarder le vol d’Apollo 12 afin de faire voler cette mission en même temps qu’Apollo 13.

Le but étant de permettre aux astronautes de se porter assistance en cas de problème. « Il est temps que nous prenions des mesures concrètes pour la sécurité de nos astronautes » affirma t-il.

Une telle redondance permettrait une fiabilité maximale. L’un des vaisseaux spatiaux aurait pu ne compter que deux astronautes.

Edwin E. Aldrin est le père de l’astronaute Edwin E. Aldrin Jr et consultant pour la sécurité auprès de la NASA. Le directeur de la sécurité des vols spatiaux, Jerome F. Lederer (1902-2004) a qualifié cette proposition d’irréalisable, le contrôle de mission devrait gérer deux vaisseaux spatiaux, puis trois, en orbite lunaire, et d’extrêmement dispendieuse.

Il ajoute : « Il ne fait aucun doute qu’il faille prévoir des mesures de sauvetage sur la surface de la Lune ou en orbite, mais c’est inutile pour Apollo ». (Sous entendu, tout a été prévu.)

Dès le départ, George Mueller (1918-2015), le directeur des vols spatiaux habités, avait dit non !

Qu’en aurait-il été, si les astronautes d’ Apollo 13 (mission qui s’est déroulée du 11 au 17 avril 1970) n’avaient pas pu être sauvés ?

Edwin E. Aldrin Jr et Edwin E. Aldrin Sr (1953)

Apollo 11, aucune trace de vie dans les échantillons lunaires

Les scientifiques de la NASA, ayant étudié les échantillons lunaires récupérés par les astronautes de la mission Apollo 11, indiquent qu’ils ne présentent aucune trace de vie.

On a détecté des molécules organiques (Hydrocarbures), qui venaient très certainement des combinaisons spatiales et des containers utilisés par les astronautes, ou des gants en caoutchouc, et des outils utilisés par les scientifiques pour manipuler les échantillons.

Les autopsies effectuées sur 48 souris, auxquelles on a injecté de la poussière lunaire, n’ont rien révélé d’anormal. Des échantillons ont été analysés par 142 laboratoires de recherche, dans 9 pays différents, (dont 106 aux Etats-Unis) leurs conclusions sont les mêmes.