Neil Armstrong le cheikh de Cincinnati

Neil Armstrong fut l’une des 200 célébrités invitées par une fraternité de l’université de l’Idaho, pour participer à un gala donné sur le campus, dont le thème était les Contes des Mille et Une Nuits.  

Neil Armstrong lors d’un stage de survie.

L’invitation était libellée avec le vocabulaire approprié, et Neil Armstrong la déclina en ces termes : « Hélas, j’ai déjà des obligations dans une autre oasis. Si d’aventure quelqu’un portant mon nom devait se présenter, emmenez-le dans les dunes et enterrez-le dans le sable, jusque sous les narines. »

Prêt à tout pour rattraper les russes dans la course à l’espace

Au début de la course à l’espace avec les soviétiques, des personnes demandaient souvent à Wernher von Braun pourquoi on ne les avait toujours pas rattrapés. « Que seriez vous prêt à sacrifier pour que nous puissions y arriver ? avait-il coutume de répondre.

« La réponse symptomatique que l’on m’a donnée » révéla t-il  « est celle de ce type qui m’a dit un jour, « Nous avons deux voitures… Je vais sacrifier celle de ma femme. »

La Redstone Playboy

Comme pour les A4 à Peenemünde, les premières fusées Redstone lancées depuis le Cap Canaveral étaient décorées avec des personnages divers, pour porter chance.

Il n’était pas très pratique pour les illustrateurs, tel Gerd De Beek, de peindre à même le corps métallique de l’engin, aussi ce sont des posters qui furent collés sur ses flancs.

C’est ainsi que la deuxième Redstone (RS-2) fut décorée avec une blonde très pulpeuse, que les témoins ont décrit comme étant un véritable chef-d’œuvre.

Il s’agit très certainement de la reproduction d’une photo de Marilyn Monroe, qui avait posé nue sur un drap en soie rouge, le 27 mai 1949, à l’âge de 23 ans, pour le photographe Tom Kelley.

L’un des 24 clichés, à l’origine pour un calendrier, a été réutilisé pour la page centrale du premier numéro du magazine Playboy en décembre 1953.

Le 27 janvier 1954, peu après le décollage, le poster s’est détaché à cause du vent et des vibrations. Bizarrement, l’un des radars de suivi s’est « verrouillé » sur « la blonde », et a perdu le contact avec la fusée…

« Ça, » observa Wernher von Braun, « fut notre dernière Redstone Playboy ! »