Hors de ma vue !

Au tout début des années soixante, une équipe d’ingénieurs travaillant sur un projet de satellite est démoralisée.

En effet, la fusée porteuse a déjà explosée 4 fois, sur ou à proximité du pas de tir.

Quelques jours avant un autre essai, le directeur du projet participe à une conférence de presse au cours de laquelle un journaliste demande : « Quel est l’objet de ce lancement ? »

La réponse du responsable : « Que la fusée disparaisse hors de notre vue ! »

CAPCOM

Au centre de contrôle des missions, le CAPCOM (Capsule Communicator – Capsule car le premier vaisseau spatial américain, Mercury, en était une) est un astronaute qui fait office « d’interface » entre les contrôleurs de vol et l’équipage du vaisseau spatial.

Il est assis juste devant le directeur de vol. Il est la seule et unique personne autorisée à communiquer avec les astronautes, une règle qui, comme de bien entendu, souffre de quelques notables exceptions.

Le premier directeur de vol, Christopher Kraft, avait compris dès le départ qu’il était bien plus rationnel de n’avoir qu’un seul interlocuteur à la fois. 

Qui plus est, cette fonction est principalement assurée par des astronautes, membres de l’équipage suppléant (back up crew) et le cas échéant par l’équipage de soutien (support crew) lors des longues et complexes missions Apollo.

En effet, qui, mieux qu’un astronaute s’étant entrainé sur la même mission que ses collègues dans l’espace, rompu aux différentes procédures et opérations, familier avec les aspects techniques spécifiques de la  mission, est le plus apte à remplir ce rôle.

Donald Slayton a été le tout premier CAPCOM, lors du vol suborbital d’Alan Shepard !

Aujourd’hui, les CAPCOM des missions de la navette spatiale sont toujours des astronautes, mais ce n’est plus le cas pour la Station Spatiale Internationale.

Lyndon B. Johnson, réminiscences

Le 1er mars 1968, à l’occasion d’une visite de deux heures au Centre des Vaisseaux Spatiaux Habités, (Manned Spacecraft Center) à Houston, Texas, le Président Lyndon B. Johnson déclare :

« J’ai passé 38 ans à Washington D.C, au cours de ma longue carrière j’ai voté des milliers de lois et j’ai même été l’instigateur de quelques-unes, parmi celles-là, le texte de loi dont je suis le plus fier est celui qui a permis la création de la NASA, qui a rendu possible l’existence de ce grand centre spatial, et des autres à travers ce pays »

Le 17 février 1973, moins d’un mois après sa mort, ce « grand centre spatial » deviendra le Lyndon B. Johnson Space Center. (Public Law 93-8)

Wernher von Braun, Lyndon B. Johnson , James Webb

Wernher von Braun, Lyndon B. Johnson, James Webb