Harrison Schmitt ou un sourire sur la Lune

Le Pilote du Module Lunaire (LMP) de la mission Apollo 17, Harrison Schmitt, détient le record officieux de la « bouille la plus souvent visible sur la Lune».

En effet, on peut le voir à maintes reprises avec la visière dorée de son casque relevée, laissant apercevoir son visage orné d’une barbe naissante. Un géologue trop occupé par son travail, sur ce site unique, pour perdre son temps à se raser.

La plupart de ces photos ont été prises durant la dernière sortie extravéhiculaire alors que les astronautes se trouvent à la Station 6. La caméra du LRV (Lunar Roving Vehicle  / « Jeep lunaire ») était télécommandée depuis la Terre.

Harrison Schmitt ayant remarqué qu’elle suivait ses mouvements, l’a fixée droit dans la lentille et lui a fait son plus beau sourire !

Schmitt n’était pas plus inconscient que les autres, en réalité il avait rayé sa visière avec de la poussière de Lune en la nettoyant après les sorties précédentes, ce qui le gênait énormément dans son travail de géologue.

Aux injonctions répétées l’enjoignant à baisser sa visière, il a commencé par répondre calmement qu’elle était rayée qu’il avait du mal à voir à travers, mais au bout d’un moment, agacé, il finit par lancer : « Je pense que je suis assez grand pour savoir ce que je dois faire, je positionnerai ma visière comme je l’entends, alors arrêtez avec ça ! »

Il convient de préciser que la plupart du temps sa visière n’était qu’à moitié relevée…

Le premier scientifique sur la Lune a fait un boulot formidable et quelle plus belle image que ce visage souriant sur la Lune lors de la toute dernière « marche lunaire » du XXème siècle !

Harrison Schmitt sans visière protectrice

Harrison Schmitt –  « Un sourire sur la Lune ! »

Cernan et Scmitt

Eugene Cernan et Harrison Schmitt

Harrison Schmitt

Harrison Schmitt

A noter : les LMP d’Apollo XIV et XV ont descendu l’échelle du LM sans rabattre la visière, alors que la « EVA check-list » prévoit bien un « close sun visor » (abaisser le pare soleil). Ne pas rabattre la visière leur permettait de jeter un dernier regard à l’intérieur du LM avant de rejoindre leur commandant sorti en premier. Leur impatience à marcher sur la Lune explique certainement cet oubli sans parler du fait qu’ils voyaient peut être mieux les barreaux de l’échelle !

Pour une description complète et approfondie du LEVA (Lunar Extravehicular Visor Assembly) et des divers éléments de la combinaison lunaire, je vous conseille le lien suivant : http://www.de-la-terre-a-la-lune.com/apollo.php?page=a7l

John F. Kennedy – Main tendue à l’URSS pour aller ensemble sur la Lune !

A deux reprises le Président des Etats-Unis, John Kennedy, a publiquement proposé aux soviétiques d’aller ensemble sur la Lune.

Une première fois le  3 juin 1961, lors du sommet américano-soviétique à Vienne, Nikita Khrouchtchev d’abord réticent, accepte puis se ravise et refuse sous prétexte que cette proposition n’est pas assortie de négociations sur la limitation des armements.

La seconde fois, deux mois avant sa mort, le 20 septembre 1963,  lors d’une intervention devant l’Assemblée Générale des Nations Unies, il déclare:

« Il n’y a aucun problème de souveraineté dans l’espace… Pourquoi dans ces conditions, le premier vol d’un Homme vers la Lune doit il donner lieu à une compétition internationale ? Pourquoi les Etats-Unis et l’Union Soviétique ne partageraient- ils pas les recherches, la construction et les coûts, au lieu de les supporter chacun de leur côté et de dupliquer les efforts ? Pourquoi nos deux pays ne pourraient-ils pas explorer l’espace ensemble, avec l’aide d’autres pays du monde, afin d’envoyer au cours de cette décennie, non pas les représentants d’une seule nation, mais des représentants de plusieurs pays, sur la Lune « 

A nouveau Nikita Khrouchtchev lui opposa une fin de non-recevoir.

Dans ses mémoires il explique : 

« Si nous avions décidé de coopérer avec les américains, nous aurions dû leur révéler la conception du moteur de la Semiorka »

Rétrospectivement, dévoiler les « secrets » de la R7 leur aurait été bien moins  « nuisible », que de révéler, à quel point ils étaient en retard, dans leur programme lunaire habité !

Il ne faut pas se méprendre sur les réelles intentions de Kennedy, avant d’y voir le noble geste de la  « main tendue », il y a bien évidemment de subtiles arrières pensées politiques et économiques.

Quel rapport ?

Quel rapport, entre la vitesse de la lumière, et la vitesse du vaisseau spatial Apollo en orbite autour de la Terre avant l’injection sur une trajectoire lunaire ? 

Quel rapport, entre la vitesse du vaisseau spatial Apollo en orbite autour de la Terre avant l’injection sur une trajectoire lunaire, et la vitesse du « crawler » emportant la gigantesque Saturn V du VAB vers l’aire de lancement ?

Il est intéressant de noter que ces rapports sont sensiblement les même, à 2,6% près !

En effet, la vitesse de la lumière est 37 216 fois plus élevée que la vitesse du vaisseau spatial Apollo en orbite autour de la Terre, et la vitesse du vaisseau spatial Apollo en orbite autour de la Terre est 36 250 fois plus élevée que la vitesse du crawler emportant la Saturn V vers le pas de tir !

– Vitesse lumière = 1 079 252 848,8 km/h

– Vitesse moyenne de l’ensemble S-IVB + SLA, LM, CSM en orbite autour de la Terre = 29 000 km/h

– Vitesse moyenne du Crawler avec Saturn V = environ 0,8 Km/h*

Amusante coïncidence !

*A vide la vitesse maximale du Crawler est de 3 km/h, en charge cette vitesse maximale est réduite de moitié. Il s’agit là des vitesses maximales et non pas des « vitesses de croisière ».