Un excellent résumé de la mission Apollo 13

C’est certainement le père de John « Jack » Swigert, le Docteur Leonard Swigert, qui a le mieux résumé le vol épouvantable de son fils et de ses deux compagnons d’infortune, James Lovell et Fred Haise à bord d’Apollo 13.

A l’issue de la mission, chez lui à Denver, une coupe de champagne à la main, il a déclaré aux journalistes :

« Le décollage a été grandiose, l’amerrissage extraordinaire, mais je ne donnerai pas un centime pour le reste ! »

Les parents de Jack Swigert avec leurs petits enfants

Les parents de Jack Swigert et leurs petits enfants, Jeanie, Philip et Virginia (de d à g) le 11 avril 1970 à Denver, Colorado. (Jack Swigert a deux sœurs, lui-même ne s’est jamais marié et n’a pas eu d’enfants)

Harrison Schmitt ou un sourire sur la Lune

Le Pilote du Module Lunaire (LMP) de la mission Apollo 17, Harrison Schmitt, détient le record officieux de la « bouille la plus souvent visible sur la Lune».

En effet, on peut le voir à maintes reprises avec la visière dorée de son casque relevée, laissant apercevoir son visage orné d’une barbe naissante. Un géologue trop occupé par son travail, sur ce site unique, pour perdre son temps à se raser.

La plupart de ces photos ont été prises durant la dernière sortie extravéhiculaire alors que les astronautes se trouvent à la Station 6. La caméra du LRV (Lunar Roving Vehicle  / « Jeep lunaire ») était télécommandée depuis la Terre.

Harrison Schmitt ayant remarqué qu’elle suivait ses mouvements, l’a fixée droit dans la lentille et lui a fait son plus beau sourire !

Schmitt n’était pas plus inconscient que les autres, en réalité il avait rayé sa visière avec de la poussière de Lune en la nettoyant après les sorties précédentes, ce qui le gênait énormément dans son travail de géologue.

Aux injonctions répétées l’enjoignant à baisser sa visière, il a commencé par répondre calmement qu’elle était rayée qu’il avait du mal à voir à travers, mais au bout d’un moment, agacé, il finit par lancer : « Je pense que je suis assez grand pour savoir ce que je dois faire, je positionnerai ma visière comme je l’entends, alors arrêtez avec ça ! »

Il convient de préciser que la plupart du temps sa visière n’était qu’à moitié relevée…

Le premier scientifique sur la Lune a fait un boulot formidable et quelle plus belle image que ce visage souriant sur la Lune lors de la toute dernière « marche lunaire » du XXème siècle !

Harrison Schmitt sans visière protectrice

Harrison Schmitt –  « Un sourire sur la Lune ! »

Cernan et Scmitt

Eugene Cernan et Harrison Schmitt

Harrison Schmitt

Harrison Schmitt

A noter : les LMP d’Apollo XIV et XV ont descendu l’échelle du LM sans rabattre la visière, alors que la « EVA check-list » prévoit bien un « close sun visor » (abaisser le pare soleil). Ne pas rabattre la visière leur permettait de jeter un dernier regard à l’intérieur du LM avant de rejoindre leur commandant sorti en premier. Leur impatience à marcher sur la Lune explique certainement cet oubli sans parler du fait qu’ils voyaient peut être mieux les barreaux de l’échelle !

Pour une description complète et approfondie du LEVA (Lunar Extravehicular Visor Assembly) et des divers éléments de la combinaison lunaire, je vous conseille le lien suivant : http://www.de-la-terre-a-la-lune.com/apollo.php?page=a7l

John F. Kennedy – Main tendue à l’URSS pour aller ensemble sur la Lune !

A deux reprises le Président des Etats-Unis, John Kennedy, a publiquement proposé aux soviétiques d’aller ensemble sur la Lune.

Une première fois le  3 juin 1961, lors du sommet américano-soviétique à Vienne, Nikita Khrouchtchev d’abord réticent, accepte puis se ravise et refuse sous prétexte que cette proposition n’est pas assortie de négociations sur la limitation des armements.

La seconde fois, deux mois avant sa mort, le 20 septembre 1963,  lors d’une intervention devant l’Assemblée Générale des Nations Unies, il déclare:

« Il n’y a aucun problème de souveraineté dans l’espace… Pourquoi dans ces conditions, le premier vol d’un Homme vers la Lune doit il donner lieu à une compétition internationale ? Pourquoi les Etats-Unis et l’Union Soviétique ne partageraient- ils pas les recherches, la construction et les coûts, au lieu de les supporter chacun de leur côté et de dupliquer les efforts ? Pourquoi nos deux pays ne pourraient-ils pas explorer l’espace ensemble, avec l’aide d’autres pays du monde, afin d’envoyer au cours de cette décennie, non pas les représentants d’une seule nation, mais des représentants de plusieurs pays, sur la Lune « 

A nouveau Nikita Khrouchtchev lui opposa une fin de non-recevoir.

Dans ses mémoires il explique : 

« Si nous avions décidé de coopérer avec les américains, nous aurions dû leur révéler la conception du moteur de la Semiorka »

Rétrospectivement, dévoiler les « secrets » de la R7 leur aurait été bien moins  « nuisible », que de révéler, à quel point ils étaient en retard, dans leur programme lunaire habité !

Il ne faut pas se méprendre sur les réelles intentions de Kennedy, avant d’y voir le noble geste de la  « main tendue », il y a bien évidemment de subtiles arrières pensées politiques et économiques.