Les origines militaires de la supériorité spatiale soviétique

L’objectif de supériorité militaire était «inhérent» au programme spatial soviétique, affirme le New York Daily News dans son édition du 31 janvier 1971. « Car c’est le développement d’une fusée russe pour le bombardement intercontinental, qui a ouvert la voie à la course technologique dans l’espace. Nous n’avions certainement rien de comparable le 4 octobre 1957, lorsque les russes ont étonné le monde avec leur Spoutnik en orbite autour de la Terre, et, un mois plus tard avec Spoutnik 2, un satellite de 500 Kg emportant dans l’espace un chien vivant… La fusée américaine Saturne n’a aucune utilité militaire ; on doute que les russes puissent en dire autant avec leurs lanceurs de vaisseaux spatiaux. »

Le message des cosmonautes à l’équipage d’Apollo 10

Le 27 mai 1969, quelques heures après le retour sur Terre des astronautes d’Apollo X, un télégramme de félicitations, signé par cinq cosmonautes, est rendu public par l’ambassade soviétique :

« Nous, cosmonautes soviétiques avons suivi votre difficile mission avec attention. Nous admirons très sincèrement l’extrême précision avec laquelle vous avez mené toutes les manœuvres prévues, votre excellente préparation, et votre courage. »

Le message est signé par Hermann Titov, Andrian Nikolaïev, Alekseï Leonov, Georgui Beregovoï, et Vladimir Shatalov.

Bel hommage et beau fair-play.  Youri Gagarine eut-il été vivant, il aurait bien évidemment lui aussi signé ce message de félicitations !

Les regrets d’Oleg Gazenko sur le sacrifice de Laïka

En 1998 le Dr Oleg Gazenko (1918-2007), médecin militaire spécialisé en médecine spatiale et qui dirigea de 1969 à 1988 l’Institut des problèmes médico-biologiques de Moscou, a exprimé des regrets sur la manière dont Laïka est morte. A cette époque-là, dans les années 50, c’est lui qui dirigeait l’entrainement des « cosmochiens ».

« Travailler avec des animaux est une source de souffrance pour nous tous. Nous les traitons comme des enfants dénués de parole. Plus le temps passe et plus je le regrette. Nous n’aurions pas dû faire ça. Nous n’avons pas appris assez de choses avec cette mission pour justifier le sacrifice de ce chien. »