Comme les doigts de la main

Les astronautes avaient un accord spécial avec Chevrolet General Motors, un programme de « leasing » extrêmement avantageux…1 dollars par an pour conduire la dernière Corvette ! (Ce privilège a été supprimé en 1971)

Conrad Gordon Bean avaient la même Corvette Stingray

« Pete » Conrad – « Dick » Gordon – « Al » Bean

Les trois astronautes d’Apollo 12 qui étaient amis de longue date *,  s’étaient arrangés avec leur « pote » Jim Rathman (concessionnaire Chevrolet GM) pour avoir tous les trois une Corvette « Stingray » couleur or (Riverside Gold), « customisée » avec des « ailes » noires  (symbole de leur solidarité) et un logo rouge blanc bleu au dessus des prises d’air sur lequel était inscrit leur fonction. « CDR » (Commander) pour Charles Conrad, « CMP » (Command Module Pilot) pour Richard Gordon et « LMP » (Lunar Module Pilot) pour Alan Bean, sans oublier les plaques d’immatriculations CDR XII, CMP XII et LMP XII !

La Stingray du LMP

Plaques d’immatriculation customisées

Les gardes du Centre Spatial Kennedy étaient habitués à voir les trois Corvettes sortir en formation et foncer à toute allure en direction de Cocoa Beach !

* Conrad et Gordon étaient dans la même unité et partageaient la même chambre sur le porte avion USS Ranger et Alan Bean avait été l’un des élèves de Conrad lorsqu’il était instructeur à la « United States Naval Test Pilot School » à Patuxent River.

Un arbre pour le souvenir

La NASA a décidé de réserver un emplacement au Centre Spatial Johnson à la mémoire de tous les astronautes décédés, que ce soit de vieillesse, à la suite d’un accident, maladie, ou dans l’accomplissement de leur devoir…
Pour chaque astronaute un arbre est planté au cours d’une cérémonie solennelle.
Lorsque par exemple l’arbre de Pete Conrad a été planté, son ami Alan Bean, qui voulait que cette cérémonie soit joyeuse, comme Pete aurait aimé qu’elle soit, a donné le ton en demandant à Georges Abbey, le Directeur du Centre Spatial Johnson , d’écouter ce que Pete avait à lui dire à travers lui: « Il pense qu’il faudrait que ces arbres soient tous illuminés pour Noel, et comme sa devise a toujours été, « Si vous ne pouvez pas être bon, soyez original * », il suggère… non il insiste… pour que ces lumières soient blanches, excepté pour lui ! » Ce fut la seule cérémonie où l’on put entendre des éclats de rire !

Si vous visitez le Centre Spatial Johnson pendant la période de Noel, vous verrez que la NASA a tenu sa promesse… Parmi tous les arbres qui brillent d’une couleur blanche éclatante, qui nous rappellent ces hommes et ces femmes qui sont allés dans l’espace et nous ont quittés, un seul arbre est recouvert de guirlandes lumineuses vertes et rouges !

 

Le Memorial Tree Grove compte environ une cinquantaine d’arbres, des chênes… Pour Stuart Roosa, on avait planté un Magnolia, en hommage à son Etat préféré, le Mississippi, mais l’arbre n’a pas bien pris et il a été remplacé par un chêne.
Le site n’est pas ouvert au public, mais on le voit de la route NASA 1 qui passe juste devant le JSC.
Il y a également un arbre pour Robert Gilruth (le premier directeur du centre) et Max Faget !

Le Memorial Tree Grove du Lyndon B. Johnson Space Center a été créé le 30 mai 1996.

* « If you can’t be good, be colorful »  Charles Conrad

 

Spoutnik et Alan Bean

Alan Bean, alors pilote de l’U.S Navy, est en permission, il fait la queue pour assister au spectacle du Lido, à Paris, lorsque… « Un gars arrive avec un journal et annonce le lancement de Spoutnik, abasourdi nous avons regardé le titre à la une… Même si je n’ai pas tout de suite saisi les tenants et les aboutissants de l’événement, j’ai été très surpris que les russes puissent faire un truc pareil avant nous »

 

Trois astronautes interdits de vol en même temps !

Le 25 décembre 1969, trois astronautes, Alan Bean, Walter Cunningham et Joseph Kerwin ont été interdits de vol (aéronef) pendant trente jours, sur ordre de Donald K. Slayton, le directeur du corps des astronautes, en raison du non-respect des procédures de vol.
En effet, le 16 décembre, Alan Bean, à la suite d’un malentendu avec la tour de contrôle, a décollé de la base aérienne d’Ellington sans autorisation.
Le lendemain, Walter Cunningham et Joseph Kerwin, sur deux appareils différents, toujours à partir de la base d’Ellington, ont violé la règle les obligeant à préciser un aéroport de substitution sur leur plan de vol.
L’interdiction de vol a été levée le 23 janvier 1970.

 

Le choc

Le 24 novembre 1969, en début de matinée, Apollo 12 amerrit à 3,5 km du porte avion U.S.S Hornet. Le contact a été rude,  Yankee Clipper a été percuté par une vague montante au moment du largage des parachutes, l’impact a été suffisamment violent pour qu’une caméra 16mm se détache de son point d’attache et soit projetée sur le front de Alan Bean, ce qui l’a momentanément étourdi et lui a occasionné une coupure de 2,5 cm sur laquelle Conrad à mis une compresse.

Décidément Alan Bean n’a pas eu beaucoup de chance avec les caméras, lors de la première sortie sur la Lune il en avait « grillé » une en la pointant par inadvertance vers le soleil…