Stage de survie au Panama

A l’occasion d’un stage de survie au Panama, (dans le cadre du programme Gemini), Walter Schirra et son binôme James McDivitt, sont héliportés en pleine forêt, à une vingtaine de minutes de vol de la base aérienne Albrook où se trouve le « Tropic Survival Center », pour subir l’épreuve en « conditions réelles ». Les astronautes livrés à eux même, doivent passer deux nuits dans la jungle et mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

Leur régime alimentaire se compose essentiellement de cœurs de palmiers, dont Schirra gardera un certain dégoût par la suite. Ayant mal évalué la résistance d’un tronc d’arbre pour installer son hamac, il se retrouve au beau milieu de la nuit avec les fesses touchant le sol !

Ils tentent de pêcher du poisson, mais sans succès.

 

La rivière au bord de laquelle ils se sont installés ne leur apportant aucune nourriture, Walter Schirra a l’idée de signaler leur position en utilisant les sachets de colorant utilisés en mer pour aider à la localisation des capsules et des radeaux de survie. Chaque jour il en déverse un sachet, au grand dam des binômes se trouvant en aval. Ce colorant a une durée de vie dans l’eau de mer d’environ 12 heures avant de se diluer.

Ce subterfuge permet à l’équipage d’un hélicoptère de les repérer et de leur larguer des vivres et du matériel. Les équipes de récupération et de recherche, à l’entrainement également, ne connaissent pas la position des « naufragés » qui n’ont pas de radio pour communiquer.

Peu à peu, les autres binômes quelque peu contrariés remontent la rivière jusqu’à l’origine de la «coloration», tels Thomas Stafford et Eugene Cernan, plus intrigués qu’en colère lorsqu’ils ont vu l’eau se colorer en vert chartreuse alors qu’ils étaient tranquillement en train de pêcher !
 
 
 

Décontractés

Lors de la conférence de presse d’avant vol, de la mission Gemini 4 (sont présents James McDivitt et Edward White, « équipage titulaire » et James Lovell et Franck Borman, « équipage de réserve »), un journaliste demande s’ils ont choisi un nom pour leur vaisseau spatial, James McDivitt répond: “Je ne sais pas, qu’est-ce qu’on joue à Broadway en ce moment ?” (Un clin d’oeil à Gus Grissom qui avait baptisé Gemini 3 “Molly Brown” d’après la comédie musicale “The Unsinkable Molly Brown” qui passait à Broadway)
A la question de savoir si l’équipage s’entend bien il répond : « Je pense que j’ai passé plus de temps avec Ed depuis le 1er septembre qu’avec ma femme, on s’entend parfaitement, mais ces deux-là (désignant Jim Lovell et Frank Borman), j’ai des doutes ».
Borman : « Nous formons un excellent groupe, d’ailleurs la nuit dernière Jim et moi avons eu un problème avec nos réservations, du coup nous avons dû passer la nuit ensemble dans la suite nuptiale du Georgetown Inn »
Lovell : « Vous voyez, on ne peut pas être plus proche ! »

 

Toute la conférence de presse s’est déroulée ainsi.

 

Un drapeau américain sur l’épaule

La NASA ayant interdit aux astronautes de Gemini 4, James McDivitt et Edward White de donner à leur vaisseau spatial le nom de American Eagle (suite à la polémique « Molly Brown » de Gemini 3) ils ont, pour la toute première fois, porté un « badge » représentant le drapeau américain, sur l’épaule gauche de leur combinaison spatiale.
Dès lors tous les astronautes feront de même.