22 avril Jour de la Terre

« Voilà, j’ai vu de mes yeux la Terre comme elle est. Petite. Incroyablement petite. Vous mettez votre pouce face au hublot, et elle disparaît derrière. J’aimerais que tous ses habitants aient la chance de la contempler ainsi. Cela leur donnerait sans doute à réfléchir. » James Lovell

« I have left three times and found no place else to go. Please take care of Spaceship Earth. »

Walter Schirra

Richard Nixon et Bill Clinton

En 50 ans, depuis le premier vol d’Alan Shepard en 1961, jusqu’au dernier vol de la navette Atlantis en 2011, seuls deux présidents des Etats-Unis en exercice ont assisté au lancement d’une mission habitée.

Le premier est Richard Nixon qui a assisté au lancement d’Apollo 12, le 14 novembre 1969, et le dernier est Bill Clinton, le 29 octobre 1998, présent au Centre Spatial Kennedy pour le décollage de la navette Discovery (STS-95 avec à son bord John Glenn).

Richard Nixon au lancement  d’Apollo 12.
William et Hilary Clinton assistent au lancement de Discovery / STS-95.

Barrack Obama devait assister au dernier décollage d’une navette spatiale, prévu initialement le 29 avril 2011, mais un incident  technique entraîna son report. Son agenda ne lui permit pas d’assister au lancement d’Atlantis, qui a finalement eu lieu le 8 juillet 2011.

Les spectacles pyrotechniques du Dr von Braun

Wernher von Braun affectionnait particulièrement les tests statiques des moteurs fusées pour impressionner les visiteurs de son Centre Spatial Marshall.

A l’origine, les visiteurs se rendaient dans des blockhaus sombres et lugubres, dans lesquels ils observaient le spectacle à travers d’épaisses vitres blindées et d’énormes murs qui les entouraient.

Bien que proches du banc d’essai, ils ne pouvaient sentir ni la chaleur ni les vibrations. Von Braun n’aimait pas ça du tout, la démonstration perdait tout son intérêt. Il suggéra alors de construire un bunker semi-ouvert, un peu plus loin.

Ce blockhaus prit le sobriquet de « Promontoire Heimburg » du nom du directeur du laboratoire d’essais, Karl Heimburg.

Certains, moins respectueux envers les VIP, l’appelaient  » l’étable « .

Le nouveau blockhaus pour visiteurs de marque, était équipé d’une meurtrière horizontale et était ouvert sur l’arrière. Lors des tests suivants, les personnalités ne furent pas seulement impressionnées, mais littéralement terrifiées.

Le bouche à oreille faisant son effet, on vit soudainement se presser au Marshall toutes sortes de politiciens venus de la Capitale, souhaitant assister à l’un des spectacles-de-feu-et-de-fumée de von Braun.

Postés à 1 800 mètres du banc d’essai, les visiteurs avaient l’occasion de vivre une expérience unique et inoubliable, le choc de leur vie, l’allumage des cinq moteurs F-1 du S-1C, le premier étage de la fusée Saturn V, qui génère une puissance monstrueuse de 160 millions de chevaux.

Le spectateur était aveuglé par l’éclat des flammes, sentait le sol trembler sous ses pieds, avait la cage thoracique oppressée par les vibrations, entendait un grondement sourd, puis un raz de marée de décibels, et pour finir, recevait le souffle et sa chaleur en plein visage.

Une expérience quasi mystique. Il fallait quelques minutes pour s’en remettre physiquement.

Dans l’arsenal des outils de communication dont disposait Wernher von Braun, celui-ci était de très loin le plus efficace.

Test du S-1C  avec 5 moteurs F-1.
Karl Heimburg, Directeur du Laboratoire d’Essais – Wernher von Braun, Directeur de la Division Développement et Opérations – Le Général John Medaris commandant de l’ABMA ( Army Ballistic Missile Agency) au Redstone Arsenal, devant la maquette d’un banc d’essai pour le S-1B (Premier étage de la fusée Saturn IB)