Le premier vol de la Saturn V

Lorsque le 9 novembre 1967, la fusée Saturn V s’envole pour la première fois, des centaines de journalistes observent, depuis le site de presse, situé à près de 6 km du pas de tir.

Quelques jours plus tôt, ils s’étaient plaints et avaient demandé un point de vue plus proche.

Après le lancement, plus personne ne donna suite à cette requête…

Walter Cronkite qui se trouvait dans son nouveau « trailer », dut tenir la vitre à travers laquelle il regardait, afin qu’elle ne tombe pas : « Tout tremble, c’est incroyable, nous sommes obligé de tenir la vitre. Le bruit est assourdissant ! Regardez la fusée qui monte, regardez-ça ! C’est absolument incroyable, la prochaine fois il nous faudra un blockhaus, pas une cabane ! »

Samuel Phillips, directeur du programme Apollo, dira :  « Dans la salle de lancement (Firing Room), nous avons tous été recouverts par de la poussière de plâtre qui tombait du plafond ! »

 Le commentateur de NBC, David Brinkley fit la remarque suivante : « La question n’est pas de savoir si la Saturn V s’est élevée,  mais si la Floride s’est affaissée ! »

Premier lancement d'une fusée Saturne V le 9 novembre 1967

Une image absolument fantastique !

Il s’agit du tout premier lancement depuis le Centre Spatial Kennedy.

Apollo 12, une mère inspirée

Le lundi 17 novembre après-midi, les astronautes d’ Apollo 12, Charles Conrad, Alan Bean, Richard Gordon sont en route vers la Lune.

Ils viennent de se réveiller.

Le Centre de Contrôle de Houston, leur donne quelques nouvelles de l’actualité sur Terre.

Un bébé né à Baltimore, Maryland, au moment du décollage, a été prénommé, Charles Richard Alan, en leur honneur.

Le capcom Paul Weitz ajoute: « Son nom de famille, est Wilson« 

« Personne n’est parfait ! » répondent les astronautes.

Les cadeaux de Guenter Wendt !

Lorsque les astronautes David Scott, James Irwin et Alfred Worden se présentent dans la White Room en ce 26 juillet 1971, pour la mission Apollo 15, Guenter Wendt, selon une coutume bien établie, leur remet à chacun un petit cadeau… 

Il remet à Scott et Irwin deux permis de conduire géants, ils seront, en effet, les premiers à utiliser la « jeep lunaire » sur la Lune.

 A côté de la mention « fonction », sur le permis de Scott, on peut lire : « Grand Chef », sur celui d’Irwin « Petit Chef ». Sous la mention « restrictions » il y a sur le permis de Scott : « No Parking in Lovers’ Lane » (Lovers Lane est un terme générique utilisé aux Etats-Unis pour désigner les endroits où les amoureux se rendent en voiture pour être tranquilles, souvent des parkings ou des lieux où le panorama est magnifique), sur celui d’Irwin « No Drag Racing », pas de course de dragsters (le LRV – Lunar Roving Vehicle – a une vitesse de pointe sur terrain plat d’environ 11 km/h * !)

Dans le cadre où l’on doit renseigner le sexe du titulaire il y a la mention … oui, sur les deux permis.

 Alfred Worden, (le pilote du CSM, qui restera en orbite autour de la Lune), se voit remettre un « annuaire orbital » (Orbital Phone Book) qui contient les numéros de téléphone des filles célibataires de la Lune, illustré de photos couleurs du magazine « Playboy » et avec sur la couverture l’annotation : « Si tu te sens seul, appelle-moi ! ».

En entrant dans le vaisseau spatial, les trois astronautes, tous U.S. Air Force, (c’est le seul équipage « lunaire » 100% Air Force) pensant en avoir fini avec les « gags d’avant lancement », découvrent deux écriteaux :

« AVEC LES COMPLIMENTS DE LA NAVY GRACE A LAQUELLE CE VOL A ETE RENDU POSSIBLE »
(l’équipage de réserve est composé de deux membres de la Navy, Richard Gordon, Vance Brand, et, de Harrison Schmitt, un scientifique, géologue de formation),

et : « CE VEHICULE NE DECOLLERA PAS TANT QUE TOUTES LES CEINTURES DE SECURITE  N’AURONT PAS ETE  BOUCLEES »

* Lors du vol Apollo 16 John Young et Charlie Duke en descendant les flancs d’un cratère atteindront la vitesse record de 17 Km/h.