Apollon

C’est lors d’un déjeuner à Washington, en janvier 1960, en présence de Don Ostrander (Directeur du bureau des lanceurs), Robert Gilruth (Directeur du Space Task Group), Maxime Faget (concepteur de la capsule Mercury) et Charles Donlan (Directeur Adjoint du Programme Mercury) que Abe Silverstein, (Directeur du bureau des programmes spatiaux), a suggéré le nom « Apollo » pour le programme qui doit succéder à Mercury.

En janvier 1962 sera annoncé un programme intermédiaire, Gemini.

Le 25 juillet suivant, l’Administrateur de la NASA, Keith Glennan approuve ce nom, et le 28 juillet il est pour la première fois utilisé de manière officielle, lors d’une conférence avec des firmes aérospatiales au cours de laquelle est examinée la faisabilité de missions circumlunaires et lunaires…

Dans la mythologie grecque Apollon est le fils de Zeus, il est entre autre le dieu de la lumière (du Soleil) et du progrès !

Anecdote dans l’anecdote : A.P.O.L.L.O est  l’improbable rétroacronyme de America’s Program for Orbital and Lunar Landing Operations…  C’est bien trouvé, mais totalement fortuit !

Quelles activités symboliques sur la Lune ?

C’est en février 1969, que Willis H. Shapley, le directeur associé adjoint de la NASA, le n°3 de l’agence spatiale, responsable du budget, des affaires législatives et des relations internationales, est nommé à la tête d’un comité, dont le rôle est de déterminer la nature des activités symboliques, que les astronautes devront effectuer sur la Lune.

 Voici leurs recommandations :

1-     Aucune activité ne devra mettre en péril la sécurité des astronautes.

2-     Ces activités ne devront  pas heurter de sensibilités, pour ce faire il faudra se mettre dans une perspective mondiale.

3-     Ces activités doivent en outre se faire dans un contexte historique, sur le thème du « Un pas en avant pour toute l’humanité (« forward step for all mankind »)

4-     Il faudra faire savoir de la manière la plus explicite, que c’est un accomplissement américain,  la meilleure façon étant de planter un drapeau américain sur la Lune,  mais tout en évitant que cela soit perçu comme une prise  de possession de territoire.

5-     Une plaque commémorative, devrait être fixée sur l’étage de descente du module lunaire, représentant  les deux hémisphères de la Terre, sans frontières, et devra inclure le nom des astronautes, celui du président des Etats-Unis, ainsi qu’un petit texte insistant sur la nature universelle et pacifique de cette mission.

6-     Il faudra que les astronautes emportent des drapeaux miniatures de chacun des 50 Etats qui constituent l’Union, sans oublier le District de Columbia, des territoires américains,  des drapeaux de toutes les nations de la Terre (qui seront ensuite remis aux chefs d’état), et bien sûr des Etats-Unis. On y ajoutera  deux drapeaux américains de taille normale (l’un pour le Sénat, l’autre pour la Chambre des Représentants).

7-     Création d’un tampon oblitérateur qui fera le voyage vers la Lune que  les services postaux utiliseront pour réaliser des enveloppes commémoratives.

 

Lunar Module McGhee

Alors qu’ils ont quitté la sphère d’influence de la Lune et foncent vers la Terre, le CapCom Owen Garriott signale aux trois astronautes d’Apollo 11, qu’en leur honneur, les habitants de Vancouver (Colombie Britannique), Seattle (Washington), Portland (Oregon), San Francisco (Californie) vont allumer toutes les lumières à leur disposition entre 22:00 et minuit.

Comme le ciel sera dégagé au-dessus de la côte ouest, le spectacle devrait être splendide.

Il leur communique ensuite la nouvelle suivante :

A Memphis dans le Tennessee, une petite fille de 3,6 kg  a été prénommée Module par ses parents M. et Mme Eddie Lee McGhee. Madame McGhee a toutefois tenu à préciser aux journalistes que c’est l’idée de son mari, au départ il voulait l’appeler Lunar Module, mais elle s’y est fermement opposée, car Lunar Module McGhee ne sonne pas très bien. Ils ont donc fini par tomber d’accord sur Module.

Les trois astronautes éclatent de rire !