Perth, « Ville Lumière »

Une magnifique histoire se répète, le 30 octobre 1998, alors que John Glenn est à bord de la navette spatiale Discovery, elle passe au-dessus de la « Ville Lumière », Perth en Australie. Comme ils l’avaient fait il y a 36 ans pour son premier vol spatial, les habitants et la municipalité lui ont réservé à nouveau une petite surprise en allumant toutes les lumières de la ville.
Cette fois ci, en duplex avec l’hôtel de ville, John Glenn a pu adresser ses remerciements en direct :
– « Perth a grandi, les lumières sont plus vives et la surface plus étendue que la dernière fois que j’ai eu l’occasion de voir votre ville sous cet angle, alors même que je suis sur une orbite plus haute. Je vous enverrai les photos que j’ai prises. Passez mes meilleurs vœux à tout le monde ». En entendant sa voix, les milliers de personnes présentes ont laissé éclater leur joie et leur émotion.

 

(En 1998 Perth compte environ 1 250 000 habitants, il y en avait 430 000 en 1962)

 

Bat-tronaut

Lorsque le dimanche 15 mars 2009, Discovery réalise un décollage parfait pour sa trente-sixième mission, (STS-119, qui est le 125ème décollage du programme navette et le 28ème vol vers la Station Spatiale Internationale) elle emporte un passager bien particulier…
En effet, quelques temps avant le lancement, une chauve-souris s’est accrochée sur le réservoir extérieur de la navette (Cf photo). La NASA espéra que le petit mammifère s’envole avant le moment fatidique, hélas il n’en fut rien. Quelques heures avant le départ l’équipe chargée de procéder aux dernières vérifications (Final Inspection Team – « ICE Team ») fut donc obligée de remplir un rapport d’incident, dont la référence est : IPR 119V-0080 (IPR = Interim Problem Report) pour rendre compte de cette « anomalie ». Une petite étude fut réalisée pour savoir si la chauve-souris présentait un quelconque risque, au cas où elle viendrait s’écraser sur la protection thermique de la navette. La réponse étant négative, les responsables du lancement ont, à leur tour, produit un document (Launch Commit Criteria waiver ) confirmant l’innocuité du problème et attestant que le lancement pouvait bien avoir lieu !
Les aires de lancement du Centre Spatial Kennedy sont pourtant équipées de nombreux systèmes de contre-mesures pour éloigner oiseaux et animaux de toute sorte.  Un radar surveille même les éventuels essaims d’oiseaux.
Ce n’est pas la première fois qu’une chauve-souris tente de partir dans l’espace, le même cas s’est présenté lors des missions STS-72 (Endeavour) et STS-90 (Columbia). Les chauves-souris s’étaient alors envolées juste avant le décollage.
Dans le cas présent des images infrarouges montrent que le passager clandestin était encore vivant et bien agrippé au réservoir, au moment où la navette dépasse la tour de lancement, dès lors, les chances que l’animal ait pu survivre s’avèrent extrêmement faibles…

 

 

Anecdote dans l’anecdote : STS-72 et STS-119 ont un point commun, le japonais Koichi Wakata qui était présent sur les deux vols, faisant de lui le premier astronaute à s’envoler deux fois dans l’espace en compagnie de chauve-souris !

 

Bat-Tronaut

Un gros plan du « Batronaut » (en anglais bat = chauve-souris)