Une drôle d’odeur

Un matin, Guenter Wendt arrive à l’usine McDonnell de St Louis où sont fabriquées les capsules Mercury.

D’habitude le hangar est propre et bien rangé, mais ce matin là, il y flotte comme une odeur de purin.

« C’est quoi cette odeur ? On se croirait dans une porcherie ».

Un technicien l’emmène alors un peu plus loin, et lui montre un enclos dans lequel se trouvent une douzaine de cochons.

Bien que la capsule soit supposé amerrir, il fallait prévoir l’éventualité d’un atterrissage.
Il était donc impératif de concevoir un siège, qui puisse absorber suffisamment d’énergie, pour ne pas blesser l’astronaute.

Il se trouve que la structure des organes internes du cochon et le ratio poids masse de son squelette, sont pratiquement les mêmes que celui de l’Homme.

On fabriqua donc des sièges spécialement conçus pour ces braves animaux et on les soumit à toutes sortes de tests. L’un d’eux consistant à les « laisser choir » d’une hauteur de quelques mètres, afin d’évaluer les qualités absorbantes des différentes configurations en nid d’abeille proposées par les ingénieurs.

Un centre de jeunes, des environs, apprécia les livraisons régulières de jambons et autres viandes de porc !

Interdiction de jouer au handball

Lorsqu’un Alan Shepard quelque peu tendu s’installe dans sa capsule Mercury, pour le premier vol spatial américain dont le nom de code est  Freedom 7, (Liberté 7, sept, car il s’agit de la capsule numéro 7) il trouve une petite pancarte sur la console qui dit : « Interdiction de jouer au Handball dans cette zone ».
Un petit clin d’œil de John Glenn, sa « doublure » pour faire baisser la tension du moment.
Cette petite blague fait bien évidemment référence à l’extrême exiguïté de la capsule !

Une réponse claire

Lors d’une conférence de presse du programme Mercury, un journaliste demande : 

«  Qu’adviendrait t-il si les rétrofusées qui servent à ralentir la capsule ne s’allumaient pas ? Existe t-il un moyen de sauvetage ? »

La réponse de James Dempsey de General Dynamics Astronautics : 

« Il faudrait aller chercher un prêtre ! »