John Twigg et « Gus » Grissom au LC 34

Peu après son vol suborbital, Virgil Grissom est venu féliciter toute les équipes du centre de lancement, pour le formidable travail accompli.

Pour cette occasion, John Twigg, qui dirigeait l’une des équipes de la NASA, chargée de préparer et de tester le lanceur et le vaisseau spatial sur le pas de tir, avait été choisi pour l’aider et lui servir de chauffeur.

Vers 14 heures Grissom ayant  terminé sa tournée de remerciements, John Twigg lui demande si cela l’intéresserait d’aller faire un tour au tout nouveau Complexe de Lancement 34  (LC 34).

Nous sommes à quelques semaines de son inauguration qui doit avoir lieu le 5 juin 1961.

Grissom ayant répondu par l’affirmative, Twigg le conduit jusqu’au tout nouveau pas de tir, dont  la construction vient juste de se terminer. Ils sont parmi les tous premiers à le visiter achevé.

Ils empruntent l’ascenseur de la tour de lancement jusqu’au dernier étage. Virgil Grissom demande : “Cela ne te dérange pas si je monte sur cette poutre pour avoir un meilleur point de vue ?”

« Absolument pas, je t’attends ici. »

En racontant cette anecdote Twigg s’interrompt submergé par l’émotion.

« Désolé, il est très difficile de se remémorer ces instants. » 

John Twigg est le premier à avoir emmené Virgil Grissom au LC 34.

 C’est au LC34 que les trois astronautes Edward White, Roger Chaffee et Virgil Grissom ont perdu la vie le 27 janvier 1967.

Si vous allez visiter le LC 34 vous verrez deux plaques commémoratives :

Plaque Apollo 1 LC 34

« Ils ont donné leur vie au service de leur pays, pour l’exploration de la frontière ultime de l’humanité. Souvenez vous d’eux, non pas comme ils sont morts, mais pour ces idéaux pour lesquels ils vivaient. »

« A la mémoire de ceux qui ont fait le sacrifice ultime afin que d’autres atteignent les étoiles. »

DANS L’ADVERSITÉ JUSQU’AUX ETOILES

QUE DIEU PROTÈGE L’ÉQUIPAGE D’ APOLLO 1

LC 34 : Launch Complex 34

Joyeux anniversaire Wernher von Braun

En ce 23 mars 2012, plus de 700 convives ont pris place sous la gigantesque fusée « Saturne V » du Centre Davidson au U.S. Space and Rocket Center pour participer à la commémoration du 100ème anniversaire de naissance de l’immense Wernher von Braun.
Une fête d’anniversaire dans la plus pure tradition allemande, avec au menu principal du Jägerschnitzel. (Escalope chasseur)

 Les invités sous la « Saturne V » (The Huntsville Times / Eric Schultz)

Les deux filles de Wernher von Braun,  Iris Careen Robbins (64 ans) et  Margrit Cecile von Braun (60 ans) étaient présentes. Maria von Braun (84 ans) et son fils Peter (52 ans) qui habitent à Washington D.C. n’ont pas pu y assister. La chorale de Huntsville a interprété deux compositions écrites par von Braun lorsqu’il était adolescent :  « L’Idole » et « In Minor ». Aucune n’avait jamais été jouée en public. Wernher von Braun était un musicien accompli qui jouait du Bach et du Beethoven de mémoire, au violoncelle et au piano, ses deux instruments de prédilection. Dans son plus jeune âge il avait même envisagé de devenir compositeur.

Margrit, la fille cadette a fait un discours et rapporté de nombreuses anecdotes sur son père. Habituellement la famille von Braun ne donne jamais d’interviews.

 Les deux filles de Wernher von Braun, Margrit et Iris et le magnifique gâteau de Jay Qualls (The Huntsville Times / Eric Schultz)

Pour le dessert, un sublime et immense gâteau en forme de Saturne V de 2 mètres 50 de haut réalisé par le pâtissier des stars ; Jay Qualls.
Avant de le découper toute l’assemblée a entonné un compte à rebours… 10… 9… 8…

Module McGhee : 43 ans plus tard

Le jour où Apollo 11 a atterri sur la Lune, il y aura 43 ans cette année, M et Mme Eddie Lee McGhee inspirés par la portée de l’événement, décident d’appeler leur fille nouveau-née comme le module de commande. Il ne l’ont pas prénommée Aigle (Eagle) mais… Module.

Aujourd’hui c’est une maman, elle vit à Columbus en Géorgie et est professeur.

Module a toujours aimé ce prénom atypique : « Ce prénom m’a ouvert beaucoup de portes. Cela m’a par ailleurs beaucoup aidé, notamment lors d’entretiens d’embauche ».

Il y a 43 ans l’histoire de Module McGhee a fait le tour du monde, Norman Mailer en parle même dans son livre « Bivouac sur la Lune » (Of a Fire on the Moon). Module a essayé de contacter Mailer en 2007 quelques semaines avant sa mort.

A l’origine son père a voulu l’appeler Lunar Module, mais sa mère a refusé car elle considérait que cela ne sonnait pas bien.

Module lui est très reconnaissante car porter Lunar comme premier prénom aurait certainement été difficile. On n’aurait certainement pas manqué de la qualifier de lunatique, de se moquer d’elle.

Elle a passé son enfance à Memphis, Tennessee, et ne se souvient pas avoir été chambrée sur son prénom. Sa mère l’avait surnommée Modg (se prononce modje) mais ses amis l’ont toujours appelée Module. Le seul petit problème c’est que certaines personnes ne savaient pas bien comment le prononcer, Model, Modula, Modurl…

Module se prononce MOD-yule en anglais !