Fusée N1, de mauvais augure

Le 21 février 1969, à 9:18 GMT, les soviétiques lancent pour la première fois leur gigantesque fusée N1.

Mais très vite un incendie se déclare, le « cerveau » de la fusée détecte l’anomalie et commande l’arrêt de tous les moteurs.

68,7 secondes après la mise à feu la fusée se désintègre.

Les augures étaient mauvais dès le départ, en effet, lors du baptême de la fusée, la bouteille de champagne s’est brisée sur le véhicule de transport et non sur la fusée.

L’échec de ce lancement, annihile tous les espoirs soviétiques de battre les américains dans la course à la Lune.

Youri Gagarine, l’âpre sélection du premier cosmonaute

Au printemps 1959, l’Union Soviétique commence le recrutement de ses premiers cosmonautes.

Quelques trois mille candidatures seront enregistrées. A la fin de la première sélection, il n’en reste que 200, à l’issue de la seconde, plus que 20.

Pour le premier vol, on en retient 6, puis il n’en reste plus que 2 : Guerman Titov et Youri Gagarine.

Il semblerait que lors des tests, Titov était meilleur que Gagarine.

Mais alors pourquoi Gagarine ?

 – Nikita Khroutchev, le dirigeant de l’Union Soviétique, à qui revenait la décision finale, préférait voir dans l’espace, un fils de paysan plutôt qu’un fils d’instituteur… Idéologie communiste oblige !

– La veille du vol, les médecins donnèrent aux deux cosmonautes des médicaments devant provoquer des céphalées. Le lendemain, Titov affirma aux médecins que la nuit avait été parfaite et qu’il était en pleine forme. Gagarine, quant à lui, joua la transparence et avoua avoir eu mal à la tête…

Le test avait parfaitement fonctionné, les responsables qui désiraient avoir un cosmonaute fiable pendant le vol, c’est à dire capable de leur faire part de tout éventuel incident, l’avaient trouvé.

Voskhod 2, on a « marché » dans l’espace

Nous sommes le 18 mars 1965, la mission Voskhod 2 est lancée à  7:00 GMT avec à bord les cosmonautes Pavel Belyayev et Alexei Leonov.

Au cours de la deuxième orbite, Alexei Leonov effectue la première sortie, « marche dans l’espace », de l’histoire de l’humanité. 

Il passera 10 minutes hors de la capsule. Mais on a frôlé la catastrophe lorsque Leonov, « prisonnier » d’un scaphandre rigidifié par la différence de pression, ne peut plus plier son corps pour passer dans le sas Volga, lui-même pneumatique.

Leonov a dû dépressuriser sa combinaison (Berkout – Aigle d’or) pour réintégrer le vaisseau.

Echaudés, il faudra attendre 1969 pour que les soviétiques effectuent une deuxième et troisième EVA (simultanées), et décembre 1977, pour une quatrième sortie dans l’espace.