Wernher von Braun, le but du programme spatial

Le but du programme spatial pour Wernher von Braun :

« Le but du programme spatial n’est pas de surpasser les soviétiques. Il s’agit de construire un pont vers les étoiles, afin qu’à la mort du Soleil, l’humanité ne disparaisse pas avec lui. Le Soleil est une étoile qui se consume, et lorsqu’elle aura brûlé toute son énergie il n’y aura plus de Terre… plus de Mars… plus de Jupiter. Nous devons trouver un moyen, car les hommes sont les seules créatures pensantes que nous connaissons dans l’univers, nous devons construire un pont pour sauver notre espèce. Je pense que c’est une idée noble, et que ce devrait être l’idée directrice du programme spatial. »

                                                                                       Wernher von Braun

Wernher von Braun offre son fusil de chasse à Edward Uhl

En mai 1976 Wernher von Braun est de plus en plus faible, son cancer se généralise et il passe de plus en plus de temps à l’hôpital.

Sa femme et ses trois enfants, tous ses amis viennent souvent lui rendre visite, Eberhard Rees, Ernst Stuhlinger, Neil Armstrong etc… Et bien sûr Edward Uhl (1918-2010), (l’inventeur du « bazooka » – lance-roquettes M1), P.D.G de Fairchild Industries, le « patron » de von Braun. Ils se connaissent depuis 1946, Uhl était alors un ingénieur militaire et travaillait à White Sands.

Ce jour là, Ed Uhl vient voir son ami pour parler un peu boulot, von Braun est faible mais son esprit est toujours aussi vif…

Ed Uhl :  « Comment ça va aujourd’hui ? »

Wernher von Braun : « On m’a tellement fait de transfusions sanguines que je peux dire que je suis un américain pur-sang maintenant ! »

Les deux amis éclatent de rire. Ils discutent un long moment puis voyant que von Braun commence à fatiguer, Uhl fait mine de prendre congé, Wernher von Braun attrape alors un long paquet sous son lit et dit: « Avant de m’en aller, j’aimerais te donner mon fusil.»

Extrêmement touché, Ed Uhl accepte le cadeau et d’une voix tremblante murmure,   « Wernher… Merci infiniment. Je vais le nettoyer, le graisser, je le garde jusqu’à notre prochaine partie de chasse. »

Les deux amis se quittèrent les larmes aux yeux !