Wernher von Braun, quelques pensées

Quelques « phrases » de Wernher von Braun :

« L’Homme est l’ordinateur le plus performant que l’on puisse mettre dans un vaisseau spatial, qui plus est, il peut être fabriqué en masse par des ouvriers peu qualifiés »

Au début des années soixante un journaliste lui demandait ce qu’on allait trouver sur la Lune
« Peut-être bien des Russes ! »

A la question, qu’est-ce que la recherche fondamentale ?
« La recherche fondamentale c’est ce que je fais quand je ne sais pas ce que je fais »

« On peut s’affranchir de la pesanteur, mais pas de la paperasserie »

Adieu Wernher von Braun

En janvier 1976, le Président Gérald Ford décerne à Wernher von Braun la National Medal of Science pour l’année 1975, mais ce dernier n’est pas en mesure d’assister à la cérémonie officielle à la Maison-Blanche, en raison de son état de santé. C’est fin 1976 qu’il est décidé de remettre enfin sa médaille à von Braun, directement à l’hôpital. Ce dernier est alité depuis des mois, Ford demande alors à Ed Uhl de le représenter lors d’une petite cérémonie privée. Les médecins mettront plusieurs jours avant de donner leur accord… Finalement le 17 ou 18 janvier 1977 Maria von Braun appelle Ed Uhl. Ce jour là, la femme de von Braun attend Ed Uhl devant la chambre de son mari, elle tient à l’informer de son apparence physique. Lorsque Ed Uhl entre et voit von Braun, il remercie intérieurement Maria de l’avoir prévenu. Wernher von Braun n’a plus que les os sur la peau, il ressemble à un squelette. « Cet homme si robuste… »

Ed Uhl :« Wernher, le Président Ford t’a décerné la National Medal of Science, comme tu le sais, c’est la plus haute distinction que notre pays peut donner à un scientifique ».

Les larmes aux yeux von Braun se tourne vers sa femme :  « Ce pays n’est-il pas merveilleux ? Quand je suis  arrivé ici je n’étais qu’un ancien ennemi, sans statut légal, ce pays m’a donné l’opportunité de devenir citoyen américain. Ce pays m’a tant donné et maintenant le Président me fait cet honneur ! ».
Ed Uhl restera deux heures à parler avec son ami de plus de trente ans, c’est la dernière fois qu’il le verra vivant…
Wernher von Braun s’éteint à trois heures du matin, le jeudi 16 juin 1977.

Une de ses citations favorites : « Si seulement nous pouvions tuer le temps sans blesser l’éternité » Henri David Thoreau.

Sur sa tombe cette simple inscription :

WERNHER  VON  BRAUN
          1912 – 1977
                     Psalms : 19 :1

Son passage préféré de l’ancien testament tiré des psaumes de David : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament l’étendue de son œuvre »

Il faut porter la bonne parole à Wernher von Braun !

A l’issue d’une conférence sur l’exploration de l’espace, une femme adepte de l’école de pensée Si-Dieu-avait-voulu-que-l’Homme-vole-il-lui-aurait-donné-des-ailes, invective Wernher von Braun : 

« Nous ne devrions pas aller mettre notre nez dans l’univers, nous devrions rester à la maison, nous mêler de nos affaires et regarder la télévision ainsi que Dieu l’a voulu »

Un autre témoin, bien conscient du coût faramineux du programme spatial observa : 

« Si Dieu avait voulu qu’on explore l’espace il nous aurait donné de l’argent ! »