Quelle odeur !

Après avoir gonflé les boudins autour de la capsule pour la stabiliser, un des hommes grenouille des Navy Seals, à l’aide d’une clef spéciale, déverrouille l’écoutille et passe la tête à l’intérieur pour la ressortir aussitôt comme s’il avait vu quelque chose d’incongru.

Les astronautes d’Apollo 8 n’y prêtent pas trop attention, car ils doivent sortir pour s’installer dans le canot pneumatique, et attendre que l’hélicoptère les hélitreuille et les emmène sur le porte-avions U.S.S Yorktown. 

Plus tard, après le débriefing, les examens médicaux, Frank Borman, James Lovell et William Anders vont remercier l’équipe de récupération.

Les Marines sont là, dans leur uniforme, lorsque Anders reconnaît le caporal qui a passé sa tête par l’écoutille.

Il le remercie pour l’excellent travail accompli, et lui dit qu’ils devaient vraiment avoir l’air sale les cheveux hirsutes et pas rasés.

Sans sourcilier le caporal répond : « Ce n’était pas votre apparence physique, monsieur, c’était l’odeur ».

 Anders : « J’avais bien remarqué une étrange odeur en sortant de la capsule, c’était de l’air frais ! »

Charles Conrad, tu paries combien ?

C’est à la suite d’un pari avec la journaliste italienne Oriana Fallaci, au bord d’une piscine, que l’astronaute Charles Conrad, le commandant de la mission Apollo 12, a prononcé cette phrase en posant le pied sur la Lune :

« Youpiiie!  Purée ça en a peut-être été un petit pour Neil,  mais c’en est un grand  pour moi ! » (« Whoopie! Man, that may have been a small one for Neil, but that’s a long one for me ».)

Elle comporte une double allusion :

– A la phrase de Neil Armstrong : « C’est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l’humanité ».

– A sa petite taille, en effet, Charles Conrad avec son mètre soixante-sept, était l’un des plus petits astronautes.

Oriana Fallaci ne voulait tout simplement pas croire, que Neil Armstrong ait pu choisir lui-même ce qu’il allait dire au moment de poser le pied sur la Lune.

« Pete » Conrad a donc parié 500 dollars, qu’il dirait exactement cette phrase. Somme qu’il n’a jamais reçue.

Apollo 8, retour à bon port

A bord du porte-avions de récupération U.S.S. Yorktown, l’astronaute James Lovell, de la mission Apollo 8, alors capitaine dans la Navy, fait part de sa grande satisfaction d’être à nouveau en présence de marins :

« J’ai vécu pendant une semaine avec deux gars de l’Air Force, je suis bigrement content d’être à bord de ce bâtiment ! »

William Anders, est lui aussi soulagé et ravi d’être là, sain et sauf, en plein Pacifique, après une mission totalement réussie.

Les spécialistes avaient estimés à 50% seulement, la probabilité d’un succès total de la mission.

Il confie en plaisantant : « Pour être honnête, j’espérais juste que nous allions amerrir…Quel que soit l’océan !».

James Lovell répond en rigolant : « Et dire que c’était le navigateur ! »