Alan Bean, alors pilote de l’U.S Navy, est en permission, il fait la queue pour assister au spectacle du Lido, à Paris, lorsque… « Un gars arrive avec un journal et annonce le lancement de Spoutnik, abasourdi nous avons regardé le titre à la une… Même si je n’ai pas tout de suite saisi les tenants et les aboutissants de l’événement, j’ai été très surpris que les russes puissent faire un truc pareil avant nous. »
Mister Cool
Lors de la mission Gemini 5, en août 1965, qui a duré 7 jours, 22 heures et 55 minutes, Gordon Cooper a une fois de plus confirmé sa réputation de « Mister Cool ».
Pendant le décollage son rythme cardiaque n’a pas dépassé les 135 battements par minute, 10 de moins que Conrad, dont c’était il est vrai le premier vol spatial (deuxième vol de Cooper), et bien inférieur à celui de quelques uns des contrôleurs de vol équipés d’électrocardiogrammes.
Lorsqu’au cinquième jour, le CapCom annonce fièrement qu’ils viennent de battre le record soviétique de 119 heures de présence consécutive dans l’espace détenu par Valeri Bikovski (Vostok 5 – juin 1963), Cooper marmonne: « Ben, c’est pas trop tôt ! »
(A noter qu’à ce jour Valeri Bikovski détient toujours le record de durée d’un vol spatial en solitaire.)
Tellement fier
Lorsque l’astronaute Kenneth Mattingly, le pilote du module de commande d’Apollo 16, de retour sur Terre, commence son discours par : « Je suis si fier d’appartenir à un pays qui peut envoyer un homme à 400 000 km de chez lui… » les personnes présentes redoutent le pire, encore un « speech » patriotique… mais il ajoute : « et je suis encore plus fier d’appartenir à un pays qui peut le ramener ! »