La première mission spatiale conjointe entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique, Apollo-Soyouz, est un succès. Le cosmonaute Alexeï Leonov déclare : « Le vol s’est déroulé tout en douceur, aussi doux qu’un œuf pelé ».
Quant à l’astronaute Thomas Stafford, faisant allusion à la navette spatiale, dont la mise en service prochaine, doit marquer le début d’une nouvelle ère, il affirme : « Ce vol marque la fin d’une époque », il ajoute goguenard : « J’espère que c’est la dernière fois que quiconque redescend en parachute ! ».


1975 – Apollo-Soyouz – A ce jour, le dernier amerrissage d’un vaisseau spatial de la NASA.
[Après l’arrêt du programme navette spatiale en 2011, les américains développent un nouvel engin spatial conique, de type capsule, baptisé Orion. Le 17 avril 2012 a eu lieu un nouveau test du système des parachutes, qui permettra aux astronautes de revenir sur Terre... en amerrissant ! Comme à la grande époque d'Apollo !]
La poignée de main historique et ô combien symbolique entre l’astronaute Thomas Stafford et le cosmonaute Alexeï Leonov, du projet américano-soviétique Apollo-Soyouz, a eu lieu le 17 juillet 1975 alors que les deux vaisseaux spatiaux sont juste au-dessus de la ville de Metz.
Pour la mission conjointe américano-soviétique Apollo Soyouz, les astronautes Thomas Stafford, Donald Slayton et Vance Brand durent prendre des cours de russe et les cosmonautes Alexei Leonov et Valery Kubasov des cours d’anglais. Pour Léonov qui parle couramment la langue de Shakespeare, il s’agissait juste d’acquérir les termes techniques. Ce dernier disait d’ailleurs qu’en réalité il fallait maîtriser trois langues : le russe, l’anglais et « l’oklahomski », ce, pour taquiner un peu Thomas Stafford (surnommé Mumbles ; celui qui marmonne) qui s’exprimait en russe avec cet accent trainant, caractéristique des états du sud des Etats-Unis comme l’Oklahoma, dont il est originaire !