Wernher von Braun, un fan opiniâtre

En 1950, les 120 savants allemands sous la direction de Wernher von Braun, qui travaillent pour l’armée à Fort Bliss, au Texas, sont transférés à l’Arsenal Redstone, une base située près de Huntsville en Alabama.

Wernher von Braun

Comme pour toute infrastructure militaire, les services de sécurité sont omniprésents et intraitables.

Ainsi, lorsqu’un adolescent se présente à l’une des entrées de l’Arsenal Redstone sans accréditation ni autorisation, il est poliment refoulé par la police militaire. Il essaye toutes les issues avec le même résultat.

Interpellé, le responsable de la sécurité décide de faire avertir les différents services qu’un gamin, peut être déséquilibré, essaye d’entrer en contact avec des responsables.

En faisant le tour des bureaux, l’officier de sécurité finit par trouver le jeune garçon dans le bureau de Wernher von Braun, engagé dans une vive discussion sur les bienfaits de la conquête de l’espace.

Gemini 10, c’est chaud !

Gemini 10 fut une mission ambitieuse, qui a permis d’affiner les techniques nécessaires pour le programme Apollo.

Le commandant John Young a même effectué des manœuvres, alors que son co-équipier Michael Collins effectuait une sortie dans l’espace. « Une telle prise de risque ne serait plus autorisée de nos jours« ,  précise John Young.   

Ce dernier se rappelle, que la veille du décollage, Reg Mitchell, un ingénieur système, est venu le voir et lui a dit : « Oh fait, j’ai oublié de te dire, il faut absolument que tu évites que le soleil vienne taper directement sur le dessus du siège éjectable de Mike, car le soleil est si chaud que cela pourrait le déclencher.»

John Young : « Non seulement je devais voler en formation avec la cible Agena, faire attention à ne pas brûler Mike avec le jet des tuyères des moteurs du système de contrôle d’attitude, et de surcroît, éviter que les rayons du soleil dardent sur le siège éjectable de Mike ! »

 

John Young, l’archétype de l’astronaute

« Dans 100 millions d’années, lorsqu’ils feront des fouilles au-dessus du Centre Spatial Johnson, ils trouveront John Young assis à son bureau ». Eugene Cernan.

Gene Cernan, le dernier Homme sur la Lune, lors d’une interview avec Marcia Dunn, une journaliste spécialisée dans l’aérospatial de l’agence Associated Press, a déclaré qu’après Apollo il ne pourrait plus retourner au cachot, c’est à dire passer des heures et des heures à s’entrainer dans les simulateurs.

Il admirait l’endurance et l’enthousiasme intact de son collègue John Young.