Lunar Module McGhee

Alors qu’ils ont quitté la sphère d’influence de la Lune et foncent vers la Terre, le CapCom Owen Garriott signale aux trois astronautes d’Apollo 11, qu’en leur honneur, les habitants de Vancouver (Colombie Britannique), Seattle (Washington), Portland (Oregon), San Francisco (Californie) vont allumer toutes les lumières à leur disposition entre 22:00 et minuit.

Comme le ciel sera dégagé au-dessus de la côte ouest, le spectacle devrait être splendide.

Il leur communique ensuite la nouvelle suivante :

A Memphis dans le Tennessee, une petite fille de 3,6 kg  a été prénommée Module par ses parents M. et Mme Eddie Lee McGhee. Madame McGhee a toutefois tenu à préciser aux journalistes que c’est l’idée de son mari, au départ il voulait l’appeler Lunar Module, mais elle s’y est fermement opposée, car Lunar Module McGhee ne sonne pas très bien. Ils ont donc fini par tomber d’accord sur Module.

Les trois astronautes éclatent de rire !

Thomas Paine fait une promesse

Le 10 juillet 1969, l’Administrateur de la NASA, Thomas Paine, au cours d’un dîner privé avec l’équipage d’Apollo 11, exhorte les astronautes, Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin : 

« Si vous avez un problème là-haut, n’hésitez pas à interrompre la mission. Revenez. Ne vous tuez pas. Si vous deviez interrompre la mission, je vous promets que vous pourrez retenter votre chance avec la mission suivante. Surtout ne vous tuez pas ! »

Il est bien évident que ce « stratagème », à pour but d’éliminer le danger de voir le jugement des astronautes faussé, par une impérieuse motivation d’être les premiers sur la Lune. Il les dissuade ainsi de prendre des risques inconsidérés.

Thomas Paine avait tenu exactement le même discours aux astronautes d’Apollo 8 et Apollo 10 !

Thomas Stafford parle l’oklahomski

Pour la mission conjointe américano-soviétique Apollo Soyouz, les astronautes Thomas Stafford, Donald Slayton et Vance Brand, durent prendre des cours de russe, et les cosmonautes Alexei Leonov et Valery Kubasov des cours d’anglais.

Pour Léonov, qui parle couramment la langue de Shakespeare, il s’agissait juste d’acquérir  les termes techniques.

Ce dernier disait d’ailleurs, qu’en réalité, il fallait maîtriser trois langues : le russe, l’anglais et « l’oklahomski ».

Ce, pour taquiner un peu Thomas Stafford, surnommé Mumbles, celui qui marmonne, qui s’exprimait en russe avec cet accent trainant, caractéristique des états du sud des Etats-Unis, comme l’Oklahoma, dont il est originaire ! Il est né à Weatherford.