Apollo 11, deux anniversaires à point nommé

Le 24 juillet 1969, le jour de l’amerrissage d’ Apollo 11, Kenneth Kleinknecht, alors directeur du CSM (Command and Service Module) au sein du Apollo Spacecraft Program Office, fête ses cinquante ans : « C’est le plus beau cadeau d’anniversaire que je n’ai jamais eu » s’exclame t-il, puis ajoute :  » George a eu le sien au décollage« .

Effectivement le 16 juillet, jour du décollage d’ Apollo 11, George Mueller (prononcer Miller), le directeur adjoint du bureau des vols habités (Associate Administrator of the Office of Manned Space Flight) fêtait ses 51 ans !

Un sondage révélateur

Trois ans après la fin du programme Apollo, Michael Collins (Gemini 10 – Apollo 11), alors directeur du Musée de l’Air et de l’Espace de Washington D.C., organise un petit sondage sur un panel de 100 visiteurs… 

La question est la suivante: « Combien d’Hommes ont marché sur la Lune ? »

Plus d’un tiers des personnes ont répondu 6 et seulement 10 ont donné la réponse exacte : 12

A la grande surprise de Collins personne n’a répondu : aucun.

En effet, juste après Apollo 11 un sondage national avait révélé que 10% des américains refusaient de croire que des Hommes avaient réellement atterris sur la Lune. Pour eux il s’agissait d’une mystification gouvernementale élaborée dans un studio pas très loin de Roswell ! (sic)  Ce genre d’élucubrations est d’ailleurs toujours d’actualité, à grand renfort de « preuves irréfutables » plus abracadabrantes les unes que les autres !

Concernant  la première partie de l’anecdote je me permets d’évoquer une petite histoire personnelle.

Lorsque mon fils était CE2, il planchait avec ses petits camarades sur un exercice qui évoquait les dates historiques relatives à Spoutnik, Gagarine et Apollo 11.

Lors de la correction un élève demande à la maîtresse combien de personnes ont marché sur la Lune, au total. Cette dernière répond… trois !

Mon fils, bien informé sur le sujet, lève aussitôt le doigt : « Non maîtresse il y en a eu douze ! »

« Non non » assure t-elle « il n’y en a eu que trois ! »

Le lendemain j’ai pu en discuter avec la maîtresse qui a aussitôt rectifié l’information auprès de ses élèves ! (Il est intéressant de préciser qu’il s’agit d’une enseignante d’une cinquantaine d’années.)