Charles Conrad, tu paries combien ?

C’est à la suite d’un pari avec la journaliste italienne Oriana Fallaci, au bord d’une piscine, que l’astronaute Charles Conrad, le commandant de la mission Apollo 12, a prononcé cette phrase en posant le pied sur la Lune :

« Youpiiie!  Purée ça en a peut-être été un petit pour Neil,  mais c’en est un grand  pour moi ! » (« Whoopie! Man, that may have been a small one for Neil, but that’s a long one for me ».)

Elle comporte une double allusion :

– A la phrase de Neil Armstrong : « C’est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l’humanité ».

– A sa petite taille, en effet, Charles Conrad avec son mètre soixante-sept, était l’un des plus petits astronautes.

Oriana Fallaci ne voulait tout simplement pas croire, que Neil Armstrong ait pu choisir lui-même ce qu’il allait dire au moment de poser le pied sur la Lune.

« Pete » Conrad a donc parié 500 dollars, qu’il dirait exactement cette phrase. Somme qu’il n’a jamais reçue.

Apollo 8, retour à bon port

A bord du porte-avions de récupération U.S.S. Yorktown, l’astronaute James Lovell, de la mission Apollo 8, alors capitaine dans la Navy, fait part de sa grande satisfaction d’être à nouveau en présence de marins :

« J’ai vécu pendant une semaine avec deux gars de l’Air Force, je suis bigrement content d’être à bord de ce bâtiment ! »

William Anders, est lui aussi soulagé et ravi d’être là, sain et sauf, en plein Pacifique, après une mission totalement réussie.

Les spécialistes avaient estimés à 50% seulement, la probabilité d’un succès total de la mission.

Il confie en plaisantant : « Pour être honnête, j’espérais juste que nous allions amerrir…Quel que soit l’océan !».

James Lovell répond en rigolant : « Et dire que c’était le navigateur ! »

La vieille rivalité entre les astronautes diplômés de West Point et ceux d’Annapolis

La plupart des astronautes Mercury, Gemini et Apollo sont diplômés de l’Académie Militaire de West Point, ou de l’Académie Navale d’Annapolis, et en gardent bien évidemment une très grande fierté, et une loyauté à toute épreuve.

Lors des longues missions Apollo, le Capcom donne régulièrement aux astronautes, des nouvelles de ce qui se passe sur Terre.

Ainsi, lors de la mission Apollo 8, le Capcom Michael Collins rapporte les infos, et communique les résultats sportifs…

Pour taquiner un peu James Lovell et William Anders (Naval Academy), il leur rappelle les résultats d’un match inter armées qui s‘est joué des semaines auparavant et où la Navy avait perdu 14 à 21 contre l’Armée…

La réaction de James Lovell : « Il y a des interférences Houston, je ne vous entends pas, je vous rappelle l’année prochaine ».

Toujours sur Apollo 8,  Frank Borman de West Point, le commandant de la mission, n’a pas manqué de se faire chambrer par ses deux collègues de l’Académie Navale, qui lui faisaient de constantes allusions sur son passé de « terrien », qui sont si facilement sujets au mal de mer…

Borman avait été si malade (vomissements, diarrhée) lors des premières heures de la mission, que Houston avait même envisagé d’écourter la mission, de peur qu’il ne s’agisse d’une affection virale susceptible de contaminer le reste de l’équipage !