Etron libre

Une conversation entre les astronautes d’Apollo 10 révèle sans la moindre équivoque les problèmes d’hygiène auxquels ils furent confrontés lors de leur mission…
Problèmes récurrents lors des vols spatiaux de longue durée des programmes Gemini et Apollo.
En guise de wc les astronautes utilisaient un sac en plastique. En micro-gravité ce n’est pas évident…

Ainsi au sixième jour :

Thomas STAFFORD : Oh ! Qui a fait ça ?

John YOUNG : Qui a fait quoi ?

Eugene CERNAN : Quoi ?

STAFFORD : Qui a fait ça ? (Rires)

CERNAN : D’où ça sort ?

STAFFORD : Passez-moi une serviette, vite. Il y a un étron qui dérive

YOUNG : C’est pas moi. Ce n’est pas à moi.

CERNAN : Je ne pense pas que ce soit à moi.

STAFFORD : Le mien était un peu plus compact que ça. Balancez-moi ça.

 

Quelque huit minutes plus tard…

 

CERNAN : Voilà encore un autre putain de colombin. Qu’est-ce que vous avez les gars? Passez moi un…

STAFFORD et YOUNG sont hilares

CERNAN : Croyez-moi, si j’avais chié par terre, je m’en serais rendu compte !

STAFFORD : Le truc était juste en train de flotter autour de nous ?

CERNAN : oui

STAFFORD (Rigolant) : Le mien était plus compact que ça !

YOUNG : Le mien également. Il est entré dans le sac. Quand j’ai touché le mien avec les doigts il était mou. M… Zut alors ! (Les astronautes s’aident de leurs doigts à travers le sac en plastique et une fois ce dernier rempli, ils doivent malaxer les matières fécales afin de les imprégner de germicide)

STAFFORD est hilare

CERNAN mort de rire : Je ne sais pas à qui ça appartient. Je ne peux ni affirmer que cela m’appartient ni décliner toute responsabilité.

Ce dialogue est une vraie… pépite ! Il n’y a rien à ajouter.

 

Les dialogues originaux figurent dans cette retranscription, à  05 05 22 30.

http://www.jsc.nasa.gov/history/mission_trans/AS10_CM.PDF

 

Apollo Soyouz ou la fin d’une époque

La première mission spatiale conjointe entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique, Apollo-Soyouz, est un succès. Le cosmonaute Alexeï Leonov déclare : « Le vol s’est déroulé tout en douceur, aussi doux qu’un œuf pelé ».
Quant à l’astronaute Thomas Stafford, faisant allusion à la navette spatiale, dont la mise en service prochaine, doit marquer le début d’une nouvelle ère, il affirme : « Ce vol marque la fin d’une époque », il ajoute goguenard : « J’espère que c’est la dernière fois que quiconque revient de l’espace en parachute ! ».

 

1975 – Apollo-Soyouz –  A ce jour, le dernier amerrissage d’un vaisseau spatial de la NASA.

[Après l’arrêt du programme navette spatiale en 2011, les américains développent un nouvel engin spatial conique, de type capsule, baptisé Orion. Le 17 avril 2012 a eu lieu un nouveau test du système des parachutes, qui permettra aux astronautes de revenir sur Terre… en amerrissant ! Comme à la grande époque d’Apollo !]

 

Apollo 10 : record absolu de vitesse

Apollo 10 détient  le record de la vitesse la plus élevée à laquelle aient voyagé des êtres humains, soit 39 846,62  km/h, Thomas Stafford, Eugene Cernan et John Young ont atteint cette vitesse juste avant de pénétrer dans l’atmosphère de la Terre à 122 km d’altitude, c’était le 26 mai 1969.

Lorsque le 4 juin « Charlie Brown », l’indicatif donné au module de commande, est de retour dans les locaux de North American Rockwell Corporation pour être examiné, les techniciens observent en effet que le bouclier thermique et la base du vaisseau spatial sont beaucoup plus carbonisés que les CM précédents.

[Le module de commande, emmené à la base navale de Pearl Harbor par  le bâtiment de récupération USS Princeton (LPH-5 – Amphibious Assault Ship, Helicopter ou Landing Platform Helicopter) fait le voyage de Hawaii à Long Beach en avion, puis jusqu’à l’usine de Downey en camion.]